La Mini Transat, une maxi aventure !

VOILE ATYPIQUE

56470 cours des quais, la Trinité Sur Mer

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Embarquez, cap à l'Ouest sur la Mini Transat ! Une aventure forte de sens et de volonté !

C'est parti ! Le 1er octobre 2017, je prendrai le départ de la Mini Transat, une course transatlantique en solitaire sans communication avec la terre. Ce projet arrive après quelques années de dériveur (470) à haut-niveau, et surtout après avoir rempli le contrat académique, ayant terminé en juillet dernier mes études à Sciences Po. Je suis désormais à plein temps sur mon projet entre entraînements, recherche de partenaires, communication, comptabilité, bref je suis bien occupée et apprend mille métiers pour réaliser ce projet.


La Mini Transat, KESAKO ?

Créée en 1977, la Mini Transat a lieu tous les deux ans. Elle rallie la France aux Antilles avec une escale aux Canaries. Les plus grands marins sont passés par cette course qui est la porte d’entrée de la course au large : Ellen MacArtur, Yves Parlier, les frères Peyron, Mich Desjoyeaux… Sur le dernier Vendée Globe, 10 marins étaient « Born in Mini » ! Aussi, de nombreux amateurs passionnés (comme moi!) larguent les amarres pour découvrir le large, ils ont entre 18 et 65 ans et viennent de tous les horizons. Le 1er octobre nous serons 84 à franchir la ligne de départ sur nos petits bateaux pour traverser l’Atlantique en solitaire et sans assistance ni communication (seule une VHF courte portée est autorisée).


Pourquoi ce projet un peu fou ?

J’ai 25 ans et depuis bientôt 10 ans, je rêve de faire cette course. A l’aube de m’a vie d’adulte, j’ai besoin de me dépasser, de me confronter à mes limites pour savoir qui je suis. J’ai envie de m’accomplir, de bâtir mon existence sur un projet fort, audacieux et humain pour pouvoir accueillir demain une famille, des responsabilités professionnelles. Pour vivre ma vie de manière engagée à l’exemple de ce projet engageant.

La Mini Transat est une aventure humaine. Sur l’océan, nous sommes sans cesse rappelés à notre petitesse. Nous sommes sans cesse appelés à tendre l’oreille pour écouter le bateau qui évolue dans la houle, à regarder les nuages pour comprendre le vent. Nous apprenons à voir le monde. A vivre avec des ressources finies dans un espace confiné. Chaque centilitre d’eau est compté. Nos déchets sont pensés, stockés, limités. Nous apprenons à respecter l’océan, à rester humble face à la force de la nature et face à la fragilité de la vie.


Comment ?

Pour faire cette course, il ne suffit pas de seulement le vouloir et de s’y inscrire. La route est longue avant de pouvoir être sur la ligne de départ. J’ai du apprendre à naviguer seule en mer, la nuit, le jour, proche des côtes et au large. Pour traverser, chaque skipper doit se qualifier sur son bateau. Deux qualifications sont obligatoires :

- une qualification hors course : parcours de 1000 milles en solitaire entre la France et l’Irlande (le récit de cette épopée ici).

- une qualification en course de 1000 milles Aussi, je dois suivre différentes formations pratiques : stage de survie, stage médical, formation météo, formation électronique, formation composite, formation matelotage… Toutes ces formations sont nécessaires pour prévenir les avaries en mer. N’ayant aucune communication avec la terre, je dois savoir me débrouiller seule.




Ils sont déjà à bord !


Soutenir l'association Femmes de Bretagne

Bretonne d'adoption, j'ai décidé de soutenir l'association Femmes de Bretagne tout au long de mon projet, en m'engagent à verser 10% des dons à l'association, en communicant sur leurs actions. Cette association soutient les femmes qui entreprennent à leur échelle en mettant en place un réseau d'entraide entre ces femmes. Chaque mois des centaines de femmes se rencontrent dans toute la Bretagne et échangent sur leur aventure entrepreneuriale.


Le petit mot de Charlotte

"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! Embarquez dans l'aventure, et traversez l'Atlantique avec moi, soyons fous tous ensemble. Que vous soyez jeunes ou moins jeunes, il n'y a pas d'âge pour rêver. Mon rêve quelque part c'est le votre, celui d'oser s'engager, quelque soit votre projet, nous avons tous un océan à traverser pour atteindre nos objectifs. Car la vie est un océan à traverser, avec son lot de difficultés mais surtout de promesses."


Qui sommes-nous ?

Je suis une farouche optimiste de 25 ans ou un cheval fougueux selon mes professeurs de lycée. A vous de choisir ! Déterminée, rêveuse, un brin idéaliste, engagée et passionnée, j'ai grandi avec ce rêve de traverser l'Atlantique en solitaire ! Aujourd'hui j'y suis presque ;-)



A quoi va servir la collecte ?

La collecte servira à de nombreuses choses essentielles pour traverser l'Atlantique sereinement et sur un bateau au top de sa forme.

Et concrètement, à quoi sert un don ?

Chaque don me permettra de financer :

10€ : un repas chaud sur l'Atlantique ! Pour me nourrir, je fais chauffer sur un petit réchaud des plats apértisés (stockés sous vide) souvent à base de pommes de terre ou de pâtes, meilleurs que les plats en poudre, meilleurs pour le moral !

30€ : une carte marine ! Pour chaque course de 3 à 5 jours, il me faut quasiment 10 cartes marines pour couvrir en détail les zones de navigation, et pour la Mini Transat, 15 cartes sont obligatoires à bord.

50€ :Une paire de chaussettes étanche ! Vous avez bien lu, des chaussettes étanches. Elles permettent de naviguer les pieds au sec dans des chaussures ouvertes type Crocs.

100€ : Une formation sur la météorologie pour apprendre à naviguer dans les meilleures conditions de vent

200€ : Un GPS de secours. L'appareil qui indique la position précise du bateau peut tomber en panne, il est donc plus prudent d'en emmener un de secours à bord ;-)

500€ : Du matériel vidéo et prise de son pour vous ramener plein d'images de mes aventures

1000€ : Des panneaux solaires super puissants pour produire de l'énergie tout au long de la Transat. J'en ai besoin pour pouvoir allumer le pilote automatique lorsque je dors par exemple !

2000€ : Un nouveau Spinnaker (voile d'avant) pour filer sur les vagues de l'Atlantique

5000€ : Le retour en cargo pour le bateau ! Et oui, les bateaux ne reviennent pas en France par la mer, car ils s'abimeraient trop, du coup mon petit bateau reviendra sur un gros bateau avec les autres bateaux ayant participé à la course.

www.minicharlotte.com


Persévérance 28 May 2017

Vendredi 14 mai, je passais la ligne d’arrivée de la Mini-en-Mai à 20 heures après 3 jours, 9 heures et 10 minutes de course. Sur les pontons m’attendaient à ma grande surprise une douzaine de personnes, amis et famille, venues de loin pour m’accueillir après cette nouvelle épreuve de préparation de la Mini Transat. J’avais l’impression d’avoir fait le Vendée Globe tant je suis peu habituée au bain de foule à mes arrivées. Pourquoi tant de monde ?

Quelques jours avant le départ, j’étais fatiguée, le moral dans les chaussettes, stressée par cette grande course technique et intense. Le jour du départ, le vent de terre est soutenu, s’il est stressant, il est aussi revigorant. C’est donc avec l’envie retrouvée d’en découdre que je pars sur l’eau. Le départ au vent arrière est rapide. A 11 heures, les quelque 70 spis se gonflent au son du canon et nous voilà 70 solitaires partis pour un parcours en baie de Quiberon de 30 milles avant de prendre la route du large pour 500 milles en solitaire, direction la Chaussée de Sein. A peine une heure après le départ, naviguant alors en 9e position (4e prototype), mon foc s’est déchirédans toute sa largeur, puis sur la hauteur au niveau de la chute. Après un rapide constat, je me suis faite à l’idée que je ne pourrai pas réparer la voile en mer. Les larmes au yeux, le coeur serré, je suis donc repartie vers le port de la Trinité-sur-Mer, pensant que la course était terminéen’ayant pas de foc de rechange. Je n’y croyais plus. Les organisateurs ont appelé pour moi une voilerie qui pouvait essayer de réparer la voile. Une fois arrivée au ponton, aidée d’un inconnu, j’ai enlevé ma voile, puis j’ai filé dans la voiture de ce même inconnu vers la voilerie Technique Voile afin d’avoir leur avis sur la réparation éventuelle. Le premier voilier que je rencontre me dit qu’il en a pour des heures et n’est pas très optimiste. Puis arrive un second voilier qui annonce à son collègue, à deux on peut réparer la voile en 2 heures ! Redescendue sur le port, et après un café en terrasse, toujours en course puisque je n’ai pas abandonnée, je file chercher la voile réparée à la voilerie, et hop me voilà repartie pour la course avec 4 heures de retard sur mes concurrents qui ont déjà terminé le parcours en baie et partent au large. Je reprends la course là où j’avais du la laisser, seule dans un vent forcissant. Il est 20 heures quand enfin je prends le passage de la Teignouse (passage mythique pour sortir de la baie de Quiberon) direction Sein. Les concurrents sont loin devant, j’ai du mal à attaquer, à mettre mettre dans un mode « course ». Puis vers 2 heures du matin, j’aperçois quelques lumières sur l’eau, c’est bon j’ai rattrapé les derniers ! Je dois absolument passer le ras-de-Sein avant 5 heures (passage de la pointe de la Bretagne réputé pour son fort courant et sa mer tumultueuse!) autrement je serai gênée et ralentie par des courants contraires. Enfin, je lâche les chevaux pour atteindre Sein avant la bascule.

Déjà deux, trois, quatre, dix bateaux doublés. Le vent forcit en début de journée, je fais cap au Sud-Est, direction l’estuaire de la Gironde. Un centre dépressionnaire (zone de vent faible et instable) est prévu au milieu de notre route. Deux options sont possibles, plein sud ou plein est. La flotte va ralentir, j’ai l’occasion de rattraper mon retard si je navigue bien. Je décide de maintenir la route à l’Est. L’option s’avère assez neutre mais ayant réussi à garder du vent tout le temps, j’ai pu avancer vite et rattraper la flotte. Arrivée à l’estuaire de la Gironde, je suis avec mes concurrents, bien que les premiers soient loin devant. Il ne m’est plus possible de les rattraper, d’autant plus que la route est directe pour aller de Ré à La Trinité sur Mer, pas d’options stratégiques possibles, il faut seulement aller vite en cette fin de course, alors que la fatigue gagne du terrain et que je ne rêve que d’une seule chose : dormir au sec dans mon bateau. Le vent forcit le long des côtes vendéennes, il vient à 90° du bateau. C’est une allure certes rapide mais exigeante. La mer se forme, difficile de laisser le bateau entre les mains du pilote. Pourtant je n’ai plus le choix, je suis trop fatiguée, je pars dormir car les autres sont trop loin devant pour les rattraper. Puis à 3 heures de l’arrivée, je reprends du service sur le pont et j’attaque pour ne pas me laisser doubler par mes collègues qui me collent au derrière. A 20heures, par une magnifique lumière en baie de Quiberon, j’arrive à La-Trinité-Sur-Mer, fière et heureuse de ne pas avoir abandonné cette course, de l’avoir terminée et mieux encore de la terminer honorablement laissant quasiment 50 bateaux derrière moi.

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Cette course n’est pas un échec, c’est une victoire qui m’a montré le chemin de la ténacité, de la persévérance. J’ai pu me prouver que j’étais capable mentalement de repartir, sachant pourtant que jamais je n’aurai pu rattraper les premiers et jouer un beau résultat. Avec du recul, je me rends compte que cette course est probablement ma plus belle réussite depuis le début du projet, celle d’avoir trouvé le courage et la force pour reprendre la mer alors que rien ni personne ne m’y obligeait si ce n’est peut-être une certaine fidélité envers moi-même, envers mon engagement de participer à la Mini Transat.

Il n’y a qu’une seule façon d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi »
G. Clémenceau

Officiellement qualifiée pour la Mini Transat ! 27 Apr 2017

Ça y est, je suis officiellement qualifiée pour la Mini Transat 2017 ! Il me manquait 80 milles en course (sur 1000 demandés), validés lors de la Lorient BSM ! J’assure donc mon billet pour la Martinique, départ le 1er octobre à La Rochelle !!!

C’est une première grande victoire de ce projet mais la route est encore longue pour que je sois prête à 200% le jour du départ, je dois encore trouver des financements, continuer la préparation du bateau et mon apprentissage du large !

Je suis très heureuse d’y être arrivée, et cela a été rendu possible grâce à mes proches, premiers soutiens et grâce à mes deux sponsors actuels Optigestion et Opcalia.

Merci à eux, et merci à vous pour vos nombreuses contributions !!

Charlotte


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Théodore Becquart 13 Apr 2017 à 19h55


Tu vas tout péter !! on est a fond avec toi =)